"Négociations" Annuelles Obligatoires 2017 au CATP

Séance du 26 janvier - Le Canard déchaîné du CATP !

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Cher(e)s collègues,

Par cette information, la CGT du CATP souhaite vous alerter sur la dérive « anti-sociale » que connait notre entreprise aujourd’hui, dérive qui ne cesse de s’accentuer.

Le 26/01/2017 s’est tenue, en présence de la direction générale et des Organisations Syndicales, la deuxième réunion de négociation relative aux N.A.O. 

Pour rappel :

En quoi consiste la Négociation Annuelle Obligatoire ?
La négociation annuelle obligatoire (NAO) est imposée par le 
Code du travail (art. L2242-8) et doit être à l'initiative de l'employeur.

Quels sont les thèmes abordés ?
Plusieurs thèmes sont obligatoirement abordés lors de la NAO :

  • la rémunération, le temps de travail et le partage de la valeur ajoutée ;
  • l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et la qualité de vie au travail.

Chacune de ces 2 obligations annuelles de négocier renferme une liste bien plus détaillée et variée de thématiques qui doivent être abordées (par exemple : mutuelle obligatoire, travailleurs handicapés, lutte contre la discrimination …).

1ère remarque relative au salaire :

La direction veut traiter uniquement l’enveloppe relative aux RCI, à savoir les reconnaissances pour surplus de compétences et/ou les promotions. Et encore, nouveauté de cette année, le surplus de compétence n’est pas nécessairement suffisant pour obtenir 50€ brut d’augmentation… En revanche, pour tout ce qui relève des augmentations collectives, (augmentation du salaire de base RCE, versement de prime pour tous…), la réponse de la direction est cinglante voire méprisante pour les salariés ; elle se réfugie derrière les augmentations décidées à l’échelon national soit pour mémoire seulement 0,6 % en 2016…

  • Nous rappelons que le CATP est une entreprise de plein exercice et peut décider de la rémunération de ses salariés, ce n’est qu’une question de volonté… Et comme le disait le « kamarade » Lénine « là où il y a une volonté, il y a un chemin »,
  • Nous vous informons que de leur côté, les 10 plus gros salaires du CATP ont connu une augmentation de 11,17 % entre 2012 et 2015 (source Bilan social) ; nous sommes rassurés, eux, ils ont trouvé le chemin.
  • Nous remarquons que le Directeur général a vu son salaire passer de 347.465 € à 353.926 € de 2014 à 2015 (source rapport financier) soit une augmentation de 6.461 € sur l’année (AH OUI quand même) soit 538 € par mois (AH OUI quand même… !).

À la CGT, nous pensons que ce qui est bon pour les uns et aussi bon pour les autres.             

2ème remarque relative au salaire :

« La direction ne veut traiter que de l’enveloppe relative aux RCI », c’est-à-dire qu’elle ne veut pas négocier, ni même discuter, du montant de cette enveloppe avec les représentants du personnel ; elle octroie un peu plus du minimum garanti par la convention collective, point barre !!! C'est ce qui s'appelle le fruit de l'évolution du "dialogue social" au "monologue social" !

3ème remarque relative au salaire :

La direction a prévu une enveloppe de 300 € pour gommer les inégalités salariales entre les hommes et les femmes.

Vous allez nous dire « c’est peu, non ? » ; « effectivement c’est peu, même ridicule, et c’est ce que nous avons dit à la délégation patronale ». La réponse a été la suivante : « de notre point de vue, il n’y a pas d’inégalité de salaire entre les hommes et les femmes au CATP, ou alors à la marge et ce sont des cas particuliers qui s’expliquent… ».

Pour toutes celles qui en sont victimes, mesdames, vous apprécierez…

4ème remarque relative à la rémunération :

Les fameux périphériques comme la complémentaire santé, les tickets restaurants, le restaurant d’entreprise… Il fut un temps (pas si lointain) où nous pouvions négocier sur ces points.

« Maintenant c’est différent. Vous allez rire… enfin non, car c’est tout sauf risible… »

Dans un premier temps, la direction a mis le feu aux poudres en décidant unilatéralement de supprimer à compter de 2018 les tickets restaurants pour les salariés des sièges 37 et 86. Suite à l’émoi provoqué, elle revient sur sa décision (ça, c’était plutôt intelligent…) mais en alignant sa participation au ticket restaurant à celle du restaurant d’entreprise (pour le petit commentaire, on vous laisse le choix des mots…).

Pour résumer,

  • AVANT, la direction participait à hauteur de 4 € pour un ticket restaurant du siège,
  • APRES, la direction participera à hauteur de 3,10 € pour un ticket restaurant du siège.

« Là, c’est la cerise sur le gâteau. Non seulement la direction refuse en bloc toute idée de négociation salariale, mais en plus elle souhaite recueillir notre aval pour imposer une régression sociale, avec au passage une économie de plus sur le dos des salariés. Au mieux, cela s’appelle du cynisme ».

Il n’y a que la CFDT qui peut se satisfaire de négocier des régressions (cf. leur dernier tract…).

Cher(e)s collègues,

À ce stade, la solution ne nous appartient plus en tant qu’organisation syndicale vu, l’attitude de la direction, ou plutôt de cette direction face aux élus du personnel.

Mais, la solution nous appartient à nous tous en tant que salariés. Construisons ensemble un véritable rapport de force.

La CGT.

Syndicat tous les salariés

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